Pour mesurer le débit d'un écoulement naturel (cours d'eau, canal, dérivation...), il existe quatre
grandes catégories de méthodes.
Les méthodes "volumétriques" (ou jaugeage capacitif) permettent de déterminer le débit
directement à partir du temps nécessaire pour remplir d'eau un récipient d'une contenance
déterminée. Compte tenu des aspects pratiques inhérents à la méthode de mesure (taille du
récipient nécessaire, incertitude sur la mesure du temps, aménagement spécifique éventuel),
cette méthode n'est généralement pratiquée que pour des débits très faibles, quelques l/s au
plus.
Les méthodes "d'exploration du champ de vitesse" consistent à déterminer la vitesse de
l'écoulement en différents points de la section, tout en mesurant la surface de la section
mouillée. Ces techniques nécessitent un matériel spécifique (moulinet, perche, saumon,
courantomètre...) et un personnel formé à son utilisation. Parmi les nombreuses méthodes
d'exploration du champ de vitesse, les jaugeages au moulinet et au flotteur sont présentés cidessous,
ainsi que le principe de fonctionnement des capteurs électromagnétiques.
Les méthodes "hydrauliques" tiennent compte des forces qui régissent l'écoulement
(pesanteur, inertie, viscosité...). Ces méthodes obéissent aux lois de l'hydraulique.
Les méthodes "physico-chimiques" prennent en compte les variations, lors de l'écoulement,
de certaines propriétés physiques du liquide (concentration en certains éléments dissous). Ces
méthodes consistent généralement à injecter dans le cours d'eau un corps en solution, et à
suivre l'évolution de sa concentration au cours du temps. Ce sont les méthodes dites «par
dilution» ou encore «chimique».
Toutes ces méthodes de mesures des débits nécessitent généralement un régime d'écoulement
en régime fluvial, sauf les jaugeages chimiques, qui sont appropriés en cas d'écoulement
torrentiel.
2.1 LE JAUGEAGE AU FLOTTEUR
Il s'agit dans cette méthode de mesurer uniquement des vitesses de surface, ou plus exactement
les vitesses dans la tranche superficielle de l'écoulement (les 20 premiers centimètres environ).
Les flotteurs peuvent être soit artificiels (bouteilles en plastiques) soit naturels (arbres, grosses
branches, etc.). Le déplacement horizontal d'un flotteur de surface durant un temps t permet de
déterminer la vitesse de l'écoulement de
surface. Plusieurs mesures de vitesse du
flotteur doivent être réalisées. La
moyenne de ces mesures est ensuite
multipliée par un coefficient approprié
pour obtenir la vitesse moyenne de
l'élément de section. En général, la vitesse
moyenne dans la section est de l'ordre de
0,4 à 0,9 fois la vitesse de surface.





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